Ce billet reprend les points abordés lors de la rencontre Drupal du 24 novembre 2006.
Drupal est un CMS mature (il existe depuis 2001 et il est sur le point de sortir sa cinquième version), il remporte un vif succès dans le monde anglophone où il sert à réaliser de gros sites (The Onion, MTV Angleterre…) et constitue l’offre principale de plusieurs sociétés de services importantes (Bryght, Lullabot…). Enfin, 3 sites francophones s’y consacrent intégralement, DrupalFrance.org étant le dernier arrivé (octobre 2006).
Tous les ingrédients semblent réunis pour faire de Drupal un CMS à succès. Pourtant, il existe encore peu de sites et de prestataires français qui l’utilisent. Pourquoi ?
Comment expliquer le manque de notoriété de Drupal ?
Le ticket d’entrée technique est trop élevé. Les utilisateurs non développeurs ou amateurs sont rebutés par l’aspect trop technique de Drupal, et ont tendance à se tourner vers des solutions plus clé en main comme Joomla.
L’obstacle de la langue. Drupal.org est une mine d’informations et ses forums sont particulièrement dynamiques, mais les utilisateurs non anglophones n’y ont pas accès.
Une communauté francophone embryonnaire et un peu bancale. L’existence de trois sites Drupal francophones plus ou moins officiels (drupalfr, drupal-france LXS et DrupalFrance) et l’impression d’un relatif manque de dynamisme de ces sites (provoquée par de trop rares mises à jour ou des questions restées sans réponses dans les forums) n’encouragent pas les néophytes à sauter le pas de Drupal. De plus, ces sites ne proposent pas assez de documentation pratique (comme des tutoriels) et adressée aux débutants.
Par conséquent, Drupal subit de plein fouet la concurrence de CMS plus francophiles ou mieux organisés dans l’accueil des nouveaux utilisateurs. Des CMS nativement francophones comme SPIP ou proposant de nombreuses ressources en français (cf. la pléthore de sites Joomla officiels en français : http://www.joomla.fr/, http://www.joomlafrance.org/, http://www.joomlafacile.com/ …) sont plus accessibles et rassurants pour les francophones. De plus, l’existence d’une abondante documentation, d’articles d’introduction clairs (« Qu’est-ce que Joomla ? », « Débuter avec Joomla »…) et de forums réactifs garantit aux futurs utilisateurs qu’ils ne se retrouveront pas livrés à eux-mêmes.
Une absence de sites de références. L’absence ou la mauvaise visibilité de gros sites (sites à fort trafic, sites institutionnels…) réalisés avec Drupal le maintiennent dans une audience confidentielle. L’objectif de la Galerie Drupal est justement de faire connaître les sites réalisés avec Drupal.
Une absence de sociétés de services Drupal. L’existence de services commerciaux et de prestataires français positionnant leur offre sur Drupal permettrait de le crédibiliser, notamment pour les gros projets. A cet égard, un annuaire de prestataires pourrait être utile.
Comment rendre Drupal plus populaire auprès des francophones ?
Promouvoir Drupal auprès des profils non techniques ou amateurs. L’adoption de Drupal par cette catégorie d’utilisateurs peut être une locomotive pour l’adoption de Drupal en général. Il faut donc travailler sur l’image de Drupal (la rendre moins technique, plus accessible aux débutants) et l’accueil des nouveaux utilisateurs en leur proposant des articles de base (« Qu’est-ce que Drupal ? », « Débuter avec Drupal »…) et un espace où ils pourront poser leurs questions (et obtenir des réponses dans un délai raisonnable).
Promouvoir Drupal auprès des développeurs. Le travail d’évangélisation doit également se faire auprès des professionnels qui réalisent des sites Internet. Combien de développeurs et d’agences Web ne connaissent pas encore Drupal ?
L’interface doit être attrayante. De la même façon que les icônes colorées de Joomla jouent en sa faveur, Drupal gagnerait en popularité s’il était plus sexy. A cet égard, Garland, le thème de la version 5.0 de Drupal, va dans le bon sens.
L’outil doit être simple pour l’utilisateur final. Utilisateur final = personne qui utilise l’outil au quotidien, qu’on l’appelle administrateur ou webmaster. Peu importe en quoi l’outil est programmé ou comment il s’appelle, c’est la facilité d’utilisation qui compte. Ici encore, la réorganisation de l’interface d’administration dans Drupal 5.0 permettra d’atteindre cet objectif.


Excellente analyse. Perso,
Excellente analyse. Perso, je suis encore indécis sur faire mon site avec Mambo ou Drupal. Drupal me plait mais j'ai peur de galérer pour trouver de la doc en cas de pb...
Je suis webdesigner
Je suis webdesigner freelance depuis peu et j'ai décidé de proposer Drupal pour la majorité des sites que je réalise. Drupal ne devrait pas avoir à souffrir de ce manque de popularité chez les "non-professionnels". Chaque nouvelle version apporte des simplifications. Nous l'avons adopté également pour notre site d'entraide sur les logiciels libres et mis à part le forum, nous en sommes particulièrement satisfaits.
Comme expliqué dans le billet la v5.0 montre clairement qu'il deviendra à terme un outil accessible à tous.
Salut evolus. Content de
Salut evolus. Content de voir que de plus en plus de personnes se ralient à la cause Drupal. N'hésite pas à poster l'adresse des sites que tu as réalisés avec Drupal dans tes commentaires pour que les gens puissent se faire une idée.
A+
Mais aujourd'hui les choses
Mais aujourd'hui les choses sont différents.
Une absence de sites de références. L’absence ou la mauvaise visibilité de gros sites (sites à fort trafic, sites institutionnels…) réalisés avec Drupal le maintiennent dans une audience confidentielle. L’objectif de la Galerie Drupal est justement de faire connaître les sites réalisés avec Drupal.
pas de tout. regardez ça : www.glamourpairs.com
Une absence de sociétés de services Drupal. L’existence de services commerciaux et de prestataires français positionnant leur offre sur Drupal permettrait de le crédibiliser, notamment pour les gros projets. A cet égard, un annuaire de prestataires pourrait être utile.
pas de tout non plus : http://www.gersbach.net
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